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Réaction au rapport sur le nourrissage 2014

Ce rapport a été transmis par l'auteur aux autorités politiques et administratives.

Rapport sur le nourrissage dissuasif 2014. Auteur inconnu.

  1. L’estimation est faite par le DNF et si c’est comme les estimations de cervidés avec les non vus…. ? D’abord, il aurait été utile de donner un tableau par CC. On aurait pu parler en chiffres et non pas en courbes à apprécier ! C’est un raccourci parfois trompeur ! Il est pour le moins étonnant que pour le sanglier on annonce que l’évolution du tableau de chasse représente l’évolution de l’effectif ? Ce n’est pas le point de vue du DNF et de son expert scientifique en ce qui concerne le cervidé! L’Usine à Gaz réfléchirait elle à deux vitesses ???! Il faut signaler que la mortalité chez les marcassins a été augmentée suite à la prolongation de la chasse en janvier, période enneigée car comme me l’avait affirmé l’Inspecteur Général les conditions hivernales couplées au dérangement favorisait l’élimination des plus faibles ! Pour le reste, tout est connu, un expert incontournable sait, donc point final !
  2. Les dégâts agricoles. Quelles que soient les réalités, il faut sans doute prouver que ceux-ci n’ont pas augmenté, comme l’avait affirmé déjà en octobre 2013 le Directeur de la Chasse dans le rapport destiné au Gouvernement ! Selon lui, le maintien d’un nourrissage dissuasif avait évité en 2013 que la Région ne puisse être rendue responsable de l’accroissement des dégâts ! On passe rapidement sur la composition et les conditions imposées au nourrissage. Je répète encore une fois ma question à ce sujet. Dans le dossier établi par le DNF (et sans doute par le DEMNA)  a-t-on évalué la sécurité du mélange préconisé et la manière de le mettre à disposition des sangliers ? Si oui, que l’on sorte ce rapport ! Si non, pourquoi n’en a-t-on pas établi ? Paresse intellectuelle ? Incompétence ? Or il existe des publications de Médecine Vétérinaire au sujet de l’ergot et de sa toxicité sur la truie! La Médecine Vétérinaire a-t-elle été oubliée au fil des ans au sein du DEMNA ? Je ne prétends rien, je m’interroge! Un diagnostic en médecine humaine commence par une anamnèse, mais elle est souvent impossible quand le patient ment, sciemment ou pas ! On apprend qu’il y a 224 points noirs. Le montant des dégâts est donné. Les tableaux donnés requièrent impérativement d’avoir une vision digne de celle d’un Ingénieur DNF pour pouvoir être analysés !!! Il faut signaler que l’on fait référence à des données collectées par l’ASBL Fourrages Mieux (ASBL subventionnée par le SPF Wallonie). Il faudrait par honnêteté intellectuelle fournir les données de référence des années considérées (prix des céréales, prix du travail de réfection etc ) L’ASBL fourrages Mieux actualise les coûts tous les six mois. Les prix des denrées  fluctuent de façon  parfois importante ! Mi-2012, le prix des céréales a explosé suite aux mauvaises récoltes aux USA ! Le prix a baissé sensiblement en 2013 et a chuté en 2014 ! Ne manipulerait on pas quelque peu pour soutenir son point de vue ? En 2013, le prix des denrées diminue mais le montant des dégâts augmente et le nombre de dossiers diminue?? Le nombre de dossier d’expertise est une donnée mais quelle est sa pertinence ? De nombreux dégâts sont indemnisés sans expertise ? Dans certains CC une procédure amiable a été instaurée, elle n’a pas recours aux experts de Fourrages Mieux. Enfin, certains dégâts font l’objet d’une procédure devant le Juge de Paix et l’expert est désigné par le Juge ! Expérience de beaucoup de chasseur ; le sanglier va vermiller pour chercher des protéines ! Les « scientifiques » avaient préconisé de soigner avec un mélange maïs et pois pour augmenter la ration protéique, le maïs étant pauvre en protéines ! La science dans certains gazomètres semble varier en fonction des conditions politiques ! Quant aux dégâts aux céréales d’hiver il semble qu’une vanne se soit ouverte dans l’Usine à Gaz, les dégâts suite à la fermentation des résidus de maïs enfouis par labour dans la foulée de la récolte ! Fait archi connu des chasseurs et agents techniques sur le terrain. Comme me disait un agriculteur, la terre n’attend pas ! Y a qu’à payer ou clôturer!  Je signalerai pour finir que c’est pendant les périodes de gel intense que les dégâts en prairie sont nuls ! Je serais très tenté de dire que les rédacteurs devraient sortir de leur bureau de temps à autre !

 

 

 

  1. Les résultats de tir des points noirs ! Reproche majeur, on n’ose pas donner un tableau par CC, voire par territoire ! On touche là aux intouchables, à ceux qui, sur un WE, font en compagnie d’invités choisis et souvent titrés, un tableau de 150 sangliers en 2014! Ou à ceux qui renforceraient leur population avec un ou deux camions venus de l’Est ou du Portugal. Ni à ceux qui continuent impunément à soigner au maïs, sans parler de ceux qui restaurent ou acquièrent des terres agricoles pour cultiver le maïs et accessoirement le sanglier et le cervidé ! Mettre en relation les territoires à haute densité en cervidés et ceux à haute densité en sangliers serait assez parlant, je crois ? Je ne demande pas d’y coller l’identité des titulaires, ils sont connus de tous à commencer de l’Administration ! Que fait l’Administration,  comme pour les clôtures….. La Solution est simple, pas de nourrissage entre le 15 septembre et le 31 décembre ! Mais, CATASTROPHE car le sanglier va quitter la chasse du grand sponsor d’une ASBL chère à certain haut fonctionnaire, ou le territoire d’un des grands du RSHCB ou de la Fédération des Chasseurs au Grand Gibier, ou du CSWC, ou de celui qui invite un tel et un tel, du baron machin, de la comtesse bazar, de celui dont le nom est quasi aussi long que sa clôture, le grand marchand de chasse ira faillite etc, etc .. La liste est longue, 224 noms sans doute ! Voir le tableau 1 tout est dit ! La ploutocratie cynégétique chère au Ministre, au DNF, au RSHCB et ses succursales,  etc ! Les sans-dents n’ont qu’à bien se tenir !
  2. Les conclusions ! Annoncé dès le début de l’analyse, la politique du DNF et du Gouvernement n’est pour rien dans une augmentation des dégâts agricoles (faut bien sauver sa peau et celle du Ministre, car la FWA …. Ce n’est pas le chasseur lambda! Et les tracteurs et les pavés,  vaut mieux éviter ! ! On veut aussi interdire au-delà du 31 décembre, jusque fin mars, période de disette ! Attitude typique de certains au DNF : la régulation par la famine ! Les points noirs bien sûr, ils ne bougent pas trop !  Ils sont intouchables, comme pour le cervidé. Question : pour comparer avec le cervidé, combien de sangliers estimés avant les battues à Ciergnon, combien tirés ? Et dernier biais, les bracelets chevreuils et sangliers sont indifférenciés, il n’y a pas de constat de tir par le DNF pour le sanglier, comment estimer ? Comment estimer quand on ferme les yeux sur les dérives manifestes ? Les estimations correctes sont possibles si l'on veut. Le garde qui connaît son territoire sait estimer la population de sangliers sur son territoire. Un système de nourrissage automatique couplé à des appareils photos donne des indications pertinentes. Pas besoin de disperser des kilos de maïs, un agrainage deux fois sur la nuit. Le souci réside aussi dans la vision manichéenne du DNF, le gibier et le chasseur sont des « mauvais ». L’approche de la hiérarchie du DNF  est machiavélique : moins de sangliers fera porter le poids des prélèvements sur le cervidé et puis sur le chevreuil ! Or ce sont les vrais ennemis du forestier, DNF en tête, obnubilés qu’ils sont par leurs résineux ! Une forêt sans dégâts c’est une forêt sans cerf ni chevreuil ! Le paradigme du forestier est simple : un bon cervidé, c’est un cervidé mort !

Le DEMNA est obligé de reconnaître que le nourrissage dissuasif au maïs ne participe pas à l’accroissement des populations de sanglier quand il est pratiqué en période de sensibilité des cultures et qu’il serait dommage de se priver de ce moyen ! Ceci sur base d’une analyse de la bibliographie ! Le bon sens paysan l’avait dit bien avant !

 

 

 

  1. Ma conclusion est limpide :
  • 64 territoires de 650 Ha de superficie moyenne, pratiquant le « nourrissage dissuasif », prélèvent 94 sangliers aux 1000 Ha ! Ils représentent maximum 11% de la superficie de tous les CC concernés ! Ces territoires prélèvent 18.3% de l’ensemble estimé des prélèvements ! On a ici une mise en évidence indiscutable du nourrissage persuasif tel que pratiqué par la ploutocratie cynégétique ! Mais on tapera sur les sans-dents ?
  • En 2013  le montant des dégâts s’est accru de 12%, le nombre de sangliers tués a diminué de quasi 25% et le prix des denrées avait chuté de 2012 à 2013 ! Le DNF doit être parfaitement au courant, il est associé à la détermination des barêmes d’indemnisation des dégâts de gibier  établis par Fourrages Mieux !! On incrimine les céréales ! Or les céréales ont vu leur prix décrocher en 2013. Le prix de l’escourgeon par exemple, est passé de 220€/t à 160€/t ! La superficie des dégâts en céréales a donc augmenté fortement alors que la population de sangliers a été réduite de 25% !  Le sanglier a négligé le maïs pour aller aux céréales ? Ceci,  vu que le montant des dégâts en maïs s’est réduit, malgré une légère augmentation des prix (125€/T au lieu de 115€/T)? Et finalement, quelle est la proportion des Ha de maïs clôturés et de céréales clôturées ? Ici on hésite entre compétence approximative, ou tendance à la manipulation, si l’on est gentil. Sauf si l’augmentation des dégâts de gibier est destinée à compenser une diminution des cours des céréales ? Les dégâts dans les céréales sont souvent disséminés et l’estimation est plus difficile et souvent on sous-estime. Ils sont estimés en perte de tonnage en grains. Les pertes en pailles sont limitées avec les moissonneuses modernes ! Les dégâts en maïs sont estimés en perte de matière sèche donc y compris les tiges ! Le sanglier ne grignote pas les tiges mais on calcule la surface écrasée et on calcule sur base du rendement Matière Séche à l’Ha !
  • Un esprit quelque peu « orienté » serait tenté de penser que le nourrissage à base  de céréales incite le sanglier à fréquenter les cultures à haute valeur ajoutée ?  Rien ne prouve que le nourrissage tel qu’imposé n’augmente pas le montant des dégâts et le DEMNA est assez formel quant à l’utilité du maïs. Ce sont les excès de certains qu’il faut oser réprimer !
  • Enfin l’argument de faire porter les dégâts sur les dégâts aux céréales d’hiver est un peu simple ! Quelle est la proportion de dégâts aux semis d’hiver ? En 2012, la modification du nourrissage n’aurait eu aucun effet selon le rapport du Directeur de la Chasse. Le maintien d’un « nourrissage dissuasif adapté »  a surtout évité que la Région ne soit mise en cause pour les dégâts (Cfr rapport au Gouvernement de 2013)! Mais en 2013 c’est la faute à 2012 !! Ces dégâts aux semis d’hiver sont souvent ennuyeux pour la pulvérisation et la récolte mais quelle est la perte réelle de rendement ?  Leur réparation, par expérience, n’est pas la règle !  Fourrages Mieux. Les dégâts au semis. Les dégâts de sanglier au semis sont des dommages indirects, les animaux recherchant des petits rongeurs ou des résidus de récolte de la campagne précédente (épis de maïs enfouis, morceaux de betteraves). Ce type de dégât peut se prolonger jusqu’au stade végétatif de la céréale sans mener à une absence totale de levée. Outre la perte de production, les boutis et les trous parfois profonds entraînent des problèmes lors de la récolte (bourrage des moissonneuses, bris des couteaux). Des adventices* ont tendance à se développer dans les endroits retournés. NB : Ceci se passe pendant la saison de chasse (2012) et au printemps 2013! L’interdiction du maïs coïncide avec une augmentation spectaculaire des dégâts dans les maïs ! Or on a tiré 27305 sangliers à cette époque un record (pour seulement 20550 en 2013-2014 !) et la reproduction a été mauvaise donc peu de naissances fin 2012 printemps 2013 cfr le rapport page 2 ! Comment expliquer autant de dégâts fin 2012 et début 2013 dans les céréales d’hiver ?? D’accord une certaine responsabilité des agriculteurs qui labourent immédiatement après ensilage et sèment, mais chûûût ! Sans doute les sangliers cherchaient-ils le maïs qu’ils ne trouvaient plus en forêt ?

 

  • Et touche finale, le nombre d’expertise et le montant des dégâts par expertise met en relation deux paramètres qui n’ont que peu de rapport entre eux, voire aucun du point de vue de la population de sangliers et du nourrissage ! Si l’on reprend les chiffres du rapport et que l’on part d’un constat simple, basique et difficilement manipulable, la conclusion est catastrophique. Les dégâts sont d’abord corrélés au nombre de sangliers, ce sont eux qui « mangent » maïs et céréales, pas les experts ! Or le nombre de sangliers tirés reflète la population selon le rapport. De 2008 à 2011 le montant moyen des dégâts est stable (450.000€) pour une moyenne de 22030 sangliers tirés par an soit un montant de dégâts de 20.42€ par sanglier tiré. En 2012 le dommage moyen par sanglier tiré est de 23.59€. En 2013 il explose à 35.04 par sanglier tiré ! Si l’on veut lisser 2012 et 2013 cela donne un montant moyen de 28.43€ !  Soit 71% d’augmentation si on considère 2013 seulement !! Le sanglier modèle 2013 ne mange pas 71% de plus que celui de 2011, mais peut-être a-t-il été forcé d’aller en plaine chercher ce qu’il ne trouve plus au bois !!

 

 

 

 

 

Voir ci-après, les prix des deux périodes 2012 et 2013 à comparer !

J’estime en avoir fait assez, je ne suis pas payé pour systématiquement vérifier le travail des penseurs de l’Usine à Gaz !

 

Dr Vilet Alain.

 

DÉGÂTS DE GIBIER

Prix des dégâts de gibier

Dans le cadre de subventions avec le Service Public de Wallonie, l’asbl

Fourrages Mieux a mis au point un « logiciel informatique dégâts de

gibier » aidant les experts agronomes à estimer au plus juste le montant

des dégâts de la faune sauvage (espèces gibier et espèces protégées)

lors d’expertises en zone agricole de la Wallonie.

Les prix des différentes productions et travaux agricoles y sont mis à jour

deux fois par an pour suivre l’évolution des marchés.

Afin que les barèmes soient le fruit d’un consensus, Fourrages Mieux

a mis sur pied une plate-forme composée d’un représentant des organismes

suivants :

• Fédération des Chasseurs au Grand Gibier de Belgique (FCGGB) ;

• Fédération Wallonne de l’Agriculture (FWA) ;

• Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs

(FUGEA) ;

• Union nationale des Agrobiologistes belges (UNAB) ;

• Département de la Nature et des Forêts (DNF).

 

 

 

 

Les prix TVAC ci-après ont été acceptés par toutes les parties, et ce pour

la période allant du 1er septembre 2012 au 28 février 2013.

 

Cultures fourragères

– prairies : 120 /t MS

– bandes de prairies extensives (tournières, MAE, etc.) : 80 /t MS

– maïs ensilage : 115 /t MS

Céréales

– épeautre : 240 /t

– escourgeon : 220 /t

– froment : 235 /t

– orge de printemps : 225 /t

– orge de brasserie : 235 /t

– seigle : 235 /t

– triticale : 230 /t

– méteil : 230 /t

– avoine : 240 /t

– paille (toutes céréales) : 80 /t

– maïs grain : 235 /t

Protéagineux et oléagineux

– colza : 485 /t

– féveroles : 270 /t

– pois : 280 /t

– lupin : 400 /t

 

Les prix TVAC ci-après ont été acceptés par toutes les parties, et ce pour

la période allant du 1er septembre 2013 au 28 février 2014.

 

Cultures fourragères

– prairies : 115 /t MS

– bandes de prairies extensives (tournières, MAE, etc.) : 80 /t MS

– maïs ensilage : 125 /t MS(1)

Céréales

– épeautre : 270 /t

– escourgeon : 160 /t

– froment : 175 /t

– orge de printemps : 160 /t

– orge de brasserie : 165 /t

– seigle : 155 /t

– triticale : 155 /t

– méteil : 160 /t

– avoine : 150 /t

– paille (toutes céréales) : 75 /t

– maïs grain : 235 /t

Protéagineux et oléagineux

– colza : 350 /t

– féveroles : 250 /t

– pois : 250 /t

– lupin : 430 /tCe

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